Courir en oscillation, pas en ligne droite

Exemple réel : Charlotte, objectif 3h10.

Allure moyenne ≈ 4’30/km.

Mais sur le terrain, voilà ce qui se passe réellement :

(figure ci-dessus)


Lecture scientifique de la figure

Deux modèles :

  • ligne pointillée : modèle constant (théorique)
  • courbe pleine : modèle oscillatoire (réel)

Ce que montre la courbe :

  • variations de ±5 à 10 sec/km
  • adaptation continue
  • absence de rigidité

Ces oscillations traduisent :

  • la dérive thermique
  • les variations de rendement mécanique
  • la régulation du système nerveux

Ce n’est pas une erreur.

C’est une signature physiologique.


Le point clé

Le pacing constant suppose :

  • un organisme stable
  • un coût énergétique constant

Ce modèle est faux.

Le pacing oscillatoire montre :

  • un système qui s’adapte
  • une régulation continue

Le coureur performant ne tient pas une allure.

Il tient un état physiologique.

Conclusion

Le problème n’est pas votre niveau.

Le problème, c’est le modèle que vous utilisez.

  • allure constante
  • déconnexion sensorielle
  • nutrition copiée

Un marathon réussi est une régulation dynamique.

Le pacing constant est une illusion de contrôle.

Le pacing oscillatoire est une preuve d’intelligence physiologique.

Et la performance appartient toujours à ceux qui savent s’adapter.


2 réponses à “”

  1. Avatar de PITHOUD
    PITHOUD

    Cette approche me paraît , peut être à tort , être plus destinée à des athlètes bien entraînés et performants qui courent à des vitesses bien supérieures à leur EF , qu’en serait-il avec des coureurs et plus des athlètes qui visent une performance moyenne sur marathon seulement 10 à 15 secondes plus vite que leur EF donc courant le marathon en EA ? N’est ce pas alors la filière lipidique qui est en priorité sollicitée et l’exigence d’accompagnement exogène en glucides devrait alors , même si elle est est nécessaire, être moindre ? Bien sûr la dérive cardiaque et la montée en température du corps devraient toujours intervenir et être donc subies mais peut être à un degré moindre (?) et l’exigence en matière d’hydratation toujours la clé pour mener non pas à un RP mais à un RPE plaisir acceptable . Je vise personnellement , en tant que M8 , une allure moyenne de 6:45 (conservateur ?) et peut être à tort ,peut être un manque de confiance en soi, je me vois difficilement piloter, c’est l’exigence du modèle proposé, des variations +10 secondes et -10 secondes durant la course alors qu’en parallèle, comme vous l’expliquez très bien , la dérive cardiaque et la température du corps se mettent en place et cela sans que notre brave cerveau !! ne puisse s’y opposer .J’imagine que si de variations d’allure il est question elles seront de mon côté ,d’abord de moindre intensité mais surtout seront plutôt subies . Alors prenant en compte l’inévitable diminution de l’allure en fonction du temps , ne faudrait il pas pour un coureur tel que moi, qui me suis préparé correctement et avec sérieux , envisager de partir 5 secondes plus vite en restant le plus longtemps possible en EA relativement confortable , et assumer en toute conscience , une baisse de l’allure autour du km 25 pour finir sur les derniers km en EF haute avec le sourire indispensable d’un coureur finisseur comblé ?
    J’ai bien conscience que je me suis éloigné du modèle scientifique proposé , très stimulant, mais mon questionnement cherche à clarifier la possible ou pas application de la stratégie proposée au coureur lambda primo marathonien ou peu expérimenté dans lesquels je me reconnais.

    1. Avatar de Véronique Louise Billat
      Véronique Louise Billat

      Effectivement pour 6h45 min grand senior bravo la variation de vitesse peut tout de même se réaliser dans votre zone d’endurance fondamentale 👍

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